11 Fév

Compte rendu de séance – 3 février 3018 (provisoire)

COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 3 FÉVRIER 2018

Président : M. M. Amandry, président de la SFN.

Membres présents : Mmes et MM. S. Berger, D. Bocciarelli, M. Bompaire, P. Bourrieau, Chr. Charlet, M. Chauveau, J.-P. Garnier, C. Grandjean, P.-O. Hochard, A. Hostein, Fr. Joyaux, J.-R. Le Dantec, C. Morrisson, S. Nieto-Pelletier, E. Papaefthymiou, N. Verzéa, P. Villemur, R. Wack, Fr Wojan.

 

Membres excusés : Mmes et MM. A. Bourgeois, Fr. Duyrat, G. Gauthier, M. Hourlier, J. Jambu, L. Lariche, Ph. Mathieu, A. Suspène, S. de Turckheim.

 

Élection

La candidature de Mme Camille Bossavit, présentée lors de la séance de janvier, est soumise au vote de l’assemblée. Mme Bossavit est élue membre correspondant à l’unanimité.

 Candidatures

Trois nouvelles candidatures sont présentées à l’assemblée : celle de M. Louis Brousseau, parrainée par Michel Amandry et Olivier Picard ; celle de M. Florent Chabat, de Cesson, parrainée par François Joyaux et Christian Charlet ; celle de M. Olivier Charlet, de Courbevoie, parrainée par MM. René Wack et Laurent Schmitt, sont présentées à l’assemblée.

En outre, la SFN a reçu l’adhésion de la Société de Numismatique asiatique.

Annonces

Le président présente certaines prochaines séances de la SFN :

  • le 3 mars prochain se tiendra l’Assemblée générale ordinaire de la SFN (salle Walter Benjamin, INHA) au cours de laquelle sera renouvelé le Conseil d’Administration ;
  • la séance du 7 avril, organisée par M. Antony Hostein, sera entièrement consacrée au 150ème anniversaire de l’École pratique des Hautes Études (EPHE) et plus précisément aux numismates et l’EPHE ;
  • les Journées numismatiques 2018 (1er-3 juin) se dérouleront à Orléans (le bulletin d’inscription et le programme seront, comme les années précédentes, bientôt disponibles sur le site Internet de la SFN) ;
  • enfin, la séance du 8 septembre sera une journée complète en hommage à Mme Sylvie de Turckheim et à M. Georges Gautier.

 

Le président cède la parole à M. Antony Hostein qui signale quelques événements susceptibles d’intéresser nos membres :

  • les 12-14 avril prochains, à l’université d’Édimbourg (Écosse, Royaume-Uni) se tiendra The Roman Archaeology Conference – RAC 2018, dont la session 4C est intitulée « War and Peace’ ! Roman Coin Hoards in Archaeological Context – From Daily Life Episodes to Group Tragedies » ;
  • du 3 au 5 mai, au Museu de Prehistòria de València (Espagne) se déroulera le 7th Joint Meeting of European Coin Find Network and Nomisma.org ;
  • à l’université de Trieste (Italie), les 17-19 mai, aura lieu un séminaire international sur les dépôts monétaires de très grande taille intitulé « Troppo grandi per essere studiati ? – Too big to sudy ?».

Marc Bompaire signale un colloque intitulé « Les noces de philologie et de Guillaume Budé. L’œuvre de Guillaume Budé au prisme du savoir humaniste cinq siècles et demi après sa naissance », qui se tiendra du 3 au 5 mai prochains.

François Joyaux prend la parole et lance un appel à communications en vue des IVèmes Rencontres de Numismatique asiatique, qui se dérouleront à Paris, sur le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France, le 17 novembre 2018. Le thème retenu est « Numismatique de l’Indochine aux XIXe et XXe siècles ». Les personnes souhaitant présenter une communication doivent prendre contact avec la Société de Numismatique asiatique (numis.asia@orange.fr).

Peter Spufford

“Peter Spufford est mort le 18 novembre 2017 à l’âge de 83 ans après avoir mené une riche carrière universitaire d’historien, d’abord à Keele, puis à Cambridge, depuis 1979, à Queens’ College, comme Reader in Economic History puis comme Professor of European History jusqu’en 2001 où il accéda à l’éméritat.

Même s’il était membre de notre Société, c’est surtout sa contribution à l’histoire économique et monétaire du Moyen Âge qu’il convient d’évoquer avec deux ouvrages majeurs : Money and its use in Medieval Europe, en 1988, et Power and Profit: The Merchant in Medieval Europe, en 2002 (qui ont été traduits en 5 langues). Le premier depuis l’Esquisse de Marc Bloch, il avait fondé la place de l’histoire monétaire dans le champ historique en présentant dans le débat sur l’économie médiévale une position monétariste nuancée : si la démographie a été le moteur de la croissance économique médiévale la monnaie, ou plutôt son insuffisance, jouait comme un frein puissant, pour reprendre une image proposée par N.J. Mayhew. Il a en effet particulièrement insisté sur la part des échanges et des paiements qui ne prenaient pas la forme de numéraire, notamment dans son petit essai de 2008 (How Rarely did Medieval Merchants use Coins) et il a ainsi ouvert le champ des recherches sur la circulation des lingots de métal à côté des lettres de change ou de la dette publique des monti italiens puis des villes des Pays-Bas bourguignons.

De ce fait, il déclinait le titre de numismate, non sans un peu de fausse modestie, et il n’a guère écrit dans les revues numismatiques : pas d’articles dans Numismatic Chronicle ni dans la RN, mais plusieurs articles dans le BNJ ou la Revue belge et le JMP témoignent de sa connaissance exceptionnelle des monnayages et de l’histoire monétaire et financière des Pays Bas bourguignons auxquels il avait consacré sa thèse publiée en 1970 (Monetary Problems and Policies in the Burgundian Netherlands).

Ainsi, tout comme Philip Grierson qu’il côtoyait à Cambridge, il n’a jamais reçu le jeton de notre Société. Il en était néanmoins proche et après avoir été membre brièvement dans les années 1970 quand il travaillait à sa thèse, il venait de la rejoindre à nouveau en mai dernier, pour une période, hélas, plus brève encore.

C’est également au mois de mai que j’ai personnellement rencontré Peter Spufford pour la dernière fois lors d’un congrès à Prague où une fois encore il avait assuré de la plus brillante des façons l’introduction et la conclusion du colloque non sans intervenir, de façon pertinente, sur chaque communication ou presque. Il avait alors découvert le premier exemplaire du volume de mélanges qui lui avait été dédié (Money and its Use in Medieval Europe Three Decades On, M. Allen N. Mayhew ed.) et qui était issu d’un colloque tenu en son honneur à Cambridge en 2010. Il a ainsi laissé une forte impression à tous ceux qui l’ont rencontré dans des congrès, colloques ou écoles d’été comme celle d’Estella 1999 où les étudiants présents lui avaient à la fin de la semaña réservé une véritable ovation. C’était en effet un esprit particulièrement attentif et ouvert aux chercheurs débutants comme confirmés et tous garderont l’image de son gilet rouge, de son rire et de son accueil chaleureux.”

Marc Bompaire

 

Publications

Le président fait circuler la publication reçue récemment :

  • L’Écho des Calètes, 188, janvier-mars 2018

 

Il présente et fait circuler l’ouvrage suivant : Bruno Jané et Kévin Alexandre Kazek, L’Or de Metz. 1. Les monnaies précieuses de l’époque gauloise aux Carolingiens, Milano, 2018.

 

« J’ai plaisir à vous présenter Les monnaies précieuses de l’époque gauloise aux Carolingiens, premier volume d’un triptyque sur L’or de Metz, publié sous la direction de Bruno Jané et Kévin Alexandre Kazek (éditions Silvana Editoriale, Milano, 2018) et dont il m’avait été demandé d’écrire l’avant-propos. Le musée de la Cour d’Or-Metz Métropole possède 304 monnaies, 23 médailles et 6 jetons en or. Le premier volume en décrit 94 avec deux ensembles particulièrement notables : 17 gauloises (n° 2 à 18) et surtout 69 mérovingiennes (n° 25 à 93). Dans le catalogue, magnifiquement illustré, les provenances, quand elles sont connues, sont toujours notées. On trouvera donc là des monnaies venant de la collection du baron Nicolas-Damas Marchant, maire de Metz entre 1805 et 1816, et dont la collection fut acquise par la ville de Metz après sa mort en 1833, de celle du comte de l’Espine, dispersée en 1867 par Rollin et Feuardent, ou de celle de Joseph Caignard de Saulcy.

Le catalogue, précis, est précédé de deux essais, l’un sur « L’or ou la quintessence du pouvoir », le second sur « L’or comme monnaie : fabrication, circulation, disparition », et suivi d’annexes diverses, toutes intéressantes.

Voici donc le patrimoine numismatique messin qui commence à se dévoiler. »

Michel Amandry

 

Erratum

Deux erreurs de contenu ont échappé à la vigilance des relecteurs :

  • Charlet et J.-Y. Kind, « Un double tournois en or du duc de Sully (1642) provenant de l’ancienne collection royale conservée aux MMA (Cabinet des médailles) de la BnF », BSFN 72-9, novembre 2017) : le demi-franc de Sully reproduit en figure 3 (p. 365) est propriété de la Monnaie de Paris, qui a aimablement autorisé sa reproduction ;
  • Charlet et R. Prot, « Patards d’argent et de billon de la principauté de Château-Regnault décriés par le roi d’Espagne Philippe IV en 1627 », BSFN 73-1, janvier 2018 : p. 9, note 2, il faut lire 1616 et non 161.

 

Communications

Dorian Bocciarelli, Christian Charlet (avec Jean-Yves Kind) et François Joyaux prononcent tour à tour leurs communications. À l’issue de celles-ci, le président remercie l’assemblée, déclare la séance close et donne rendez-vous à l’assemblée et à nos membres pour la séance de mars, assemblée générale ordinaire de la SFN.

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